Nadège Abomangoli dépose plainte pour injures racistes
Ce mercredi 30 juillet 2025, Nadège Abomangoli, vice-présidente de l'Assemblée nationale et députée de La France insoumise (LFI) pour la Seine-Saint-Denis, a déposé une plainte auprès du parquet de Paris. Cette démarche fait suite à la réception d'un courrier contenant des propos jugés "outrageants, ouvertement racistes et sexistes", comme l'a annoncé son avocate, Chirinne Ardakani.
Une plainte a été déposée pour "outrage à une personne dépositaire de l'autorité publique" ainsi que pour "injure non publique à caractère raciste et sexiste". Nadège Abomangoli, âgée de 49 ans et originaire de Brazzaville, a reçu cette correspondance anonyme le 11 juillet 2025 dans son bureau au Palais Bourbon.
Dans le courrier, il était notamment écrit : "Première femme noire vice-présidente, j’en ai des frissons de malaise, le décolonialisme ne vous rend pas légitime", ainsi que d'autres commentaires dénigrant sa légitimité à occuper ce poste en raison de sa couleur de peau et de son sexe. Ces propos, selon son avocate, portent atteinte à sa dignité et à l'intégrité de ses fonctions.
Contexte et Réactions
Nadège Abomangoli refuse de se laisser intimider et dénonce la propagation de la haine raciste et sexiste. Elle souligne que ce type de discours s'inscrit dans un contexte plus large, où plusieurs députés, de toutes les sensibilités, ont été la cible de tels agissements ces derniers mois.
Ce cas n'est pas isolé, car d'autres élus, comme Carlos Martens Bilongo et Aly Diouara, ont également été victimes d'insultes racistes et de menaces. La situation met en lumière la nécessité de condamner ces violences et de lutter contre la haine sous toutes ses formes.
